Bon a savoir

Danser soignerait la dépression

Et si pratiquer régulièrement une danse, quelle qu'elle soit, était une thérapie efficace contre la dépression ? C'est la conclusion à laquelle sont arrivées plusieurs recherches scientifiques. Détails des études.

Rusty Frank raconte dans le LA Times que des médecins prescrivaient de la danse à leurs patients dépressifs et que des personnes se sont remises de divorces douloureux grâce à la pratique du lindy hop ou du rock. Ceux qui pratiquent la danse savent que cette activité rend heureux : même en fatiguant physiquement, elle booste mentalement. Plusieurs études ont cherché à en savoir les causes exactes, en s'intéressant à différentes danses.

Une étude de l'Université de Selcuk en Turquie a examiné les effets de la danse sur la dépression. 120 étudiants volontaires de 20 à 24 ans, hommes et femmes, ont suivi un programme de danse assez intensif, consistant à presque dix heures de cours sur trois jours par semaine pendant douze semaines. Les cours comprenaient de la rumba, de la valse et des exercices de danse classique. À la fin des douze semaines, le niveau de dépression des étudiants ayant suivi ce programme a été diminué de façon significative.

La Danse Mouvement Thérapie (DMT) est une discipline consistant à laisser surgir les mouvements de manière spontanée selon ses émotions, sensations et pensées. Pendant douze semaines, 16 adolescentes souffrant de dépression légère ont participé à une classe de thérapie par le mouvement. Cette étude coréenne a rapporté une amélioration importantes des symptômes liés la dépression, tels que la somatisation et l'anxiété. Une libération de la tension et une augmentation de l'estime de soi ont été mis en évidence. Les auteurs pensent que les résultats sont dus à la relaxation musculaire et au changement de concentration d'hormones. Une diminution du niveau de sérotonine, hormone impliquée dans les désordres tels que le stress, l'anxiété, les phobies et la dépression, ainsi qu'une augmentation de la dopamine ont été constatés.

Toutes ces études corroborent le fait que la danse diminue le stress grâce à l'attention portée aux mouvements et à la musique. La nature même de la danse aide à combattre le repli sur soi impliqué par la dépression. Les émotions refoulées peuvent être libérées. La posture du corps est ouverte, optimiste. Les interactions sociales contribuent aussi à une augmentation de la confiance. Non seulement danser permet de soulager les déprimes passagères, mais les recherches démontrent que cela peut également avoir un effet significatif sur les personnes souffrant d'une réelle dépression.

Matt Birks, Maître de conférences à l'Université de Derby au Royaume-Uni, a choisi la salsa pour son étude. Il dit avoir fait ce choix simplement parce qu'il s'agit d'une danse populaire et pense que les résultats auraient été identiques avec une autre danse. 24 personnes âgées de 21 à 54 ans, diagnostiquées dépressives à des degrés divers, certaines sous antidépresseur, ont ainsi été conviées à participer à un cours d'une heure chaque mercredi après-midi pendant neuf semaines. Des améliorations de leur santé ont été notables dès la quatrième semaine et ont été encore plus nettes à la huitième. Quatre d'entre elles n'ont même plus du tout eu de symptôme de dépression à la fin. Elles ont dit se sentir plus heureuses et en meilleure forme.

Le chercheur explique ces résultats par les bienfaits de l'exercice physique, mais aussi par les interactions sociales, le partage d'une expérience, la concentration sur l'apprentissage d'une nouvelle compétence et la confiance en soi que la danse apporte. Il reconnait néanmoins qu'une étude supplémentaire serait nécessaire compte tenu du faible nombre de volontaires étant allés à l'ensemble des cours.

Rosa Pinniger, chercheuse à l'Université de New England, a voulu savoir si le tango argentin pouvait faire sortir de la dépression en le comparant à la méditation. Pour cela, son étude a partagé en trois groupes 66 personnes souffrant de stress, d'anxiété ou de dépression. Un groupe a participé à six semaines de cours de tango, un autre à six semaines de méditation de pleine conscience, et un autre, le groupe témoin, était simplement suivi pour comparer les résultats. Il s'est avéré que les personnes ayant dansé le tango et celles ayant pratiqué la méditation ont eu une diminution de leur niveau de dépression identique. L'auteur suggère que la concentration intense que nécessite la danse interromprait le schéma de pensée négative associé au stress et à la dépression. Elle ajoute que si les gens peuvent réussir à se libérer de leurs pensées négatives pendant juste trois minutes de tango, alors ils réaliseront que cette liberté est possible.

Cynthia Quiroga Murcia, chercheuse à l'Université de Goethe en Allemagne, s'est elle aussi penchée sur les effets du tango argentin, mais du point du vue hormonal. 22 personnes étaient examinées après avoir dansé. Leur taux de cortisol, une hormone du stress, avait diminué, alors que celui de testostérone avait augmenté. La musique était en cause dans le premier cas, et la présence de partenaire dans le second. Les participants ont déclaré se sentir plus détendus et attirants.

La kinésithérapeute suédoise Anna Duberg s'est intéressée aux effets de la danse solo sur 59 filles âgées de 12 à 18 ans ayant des troubles psychosomatiques liés à leur mal-être. L'expérience consistait à participer à un cours de danse deux fois par semaine. En plus de l'échauffement et de l'enseignement des pas, chaque cours comportait un moment de chorégraphie libre en étant axé sur la joie du mouvement et non la performance. Toutes les participantes devaient répondre régulièrement à un long questionnaire d'évaluation.

Après huit mois, leur état s'était amélioré par rapport au groupe n'ayant pas participé aux cours. 91 % des danseuses ont qualifié cette expérience de positive. Un an après, les bénéfices étaient toujours présents. Anna Duberg décrit la danse comme un moyen de favoriser les pensées et émotions positives, et de croire en sa capacité à affronter les problèmes. Participer à une activité physique lorsque l'on est jeune, sans compétition avec les autres, améliore l'estime de soi. La danse peut fournir une opportunité pour améliorer la perception de son corps et réduire les déséquilibres liés aux stress.

Les danseurs ont un meilleur cerveau

Une étude révèle que les séniors qui pratiquaient la danse sont nettement moins touchés par la dégradation de leurs fonctions intellectuelles que ceux qui pratiquaient toute autre activité. Pour se prémunir de la démence sénile ou de maladies dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer, danser semble donc réellement efficace.

Des chercheurs en neurologie du Collège de médecine Albert Einstein, aux États-Unis, ont étudié le lien entre la pratique d'activités de loisir et l'apparition de la démence. La démence sénile (ou sénilité) est une dégradation des facultés intellectuelles apparaissant chez les personnes de plus de 70 ans.

L'étude a porté sur 6 activités de loisir (lecture, écriture, mots croisés, cartes, discussions, musique) et 9 activités physiques (natation, vélo, danse, groupes d'exercice, jeux d'équipe tels que le bowling, marche, ménage, babysitting) en attribuant notamment des points en fonction de leur fréquence de pratique passée (quotidienne, plusieurs fois par semaine, une fois par semaine, mensuelle ou jamais). Les sujets étaient âgés de plus de 75 ans.

Parmi les activités physiques étudiées, la danse est la seule qui diminue considérablement le risque d'apparition d'une démence sénile. Pratiquée régulièrement, elle réduit ce risque de 76 % ! Deux fois plus que la lecture. Les autres activités physiques n'ont pas indiqué d'impact important. À la différence de la plupart des autres pratiques physiques, la danse implique un effort mental et des interactions sociales significatives. L'association des stimulations intellectuelles et sociales semble donc être la raison pour laquelle les danseurs réguliers sont davantage prémunis. La seule activité physique n'a pas d'effet protecteur démontré contre la sénilité, bien qu'elle soit clairement bénéfique à la santé.

Parmi les activités cognitives, la lecture, les jeux de société et jouer d'un instrument de musique sont associés au plus faible risque de démence. Le risque de maladie d'Alzheimer et de démence vasculaire est 47 % plus faible pour ceux qui jouent aux mots croisés quatre fois par semaine que pour ceux qui y jouent une seule fois par semaine.

Si la danse peut aider à mieux vieillir, elle a également un effet immédiat, à tout âge, sur l'intelligence. Selon Howard Garder, psychologue du développement de l'université de Harvard, il existe 9 formes d'intelligence. L'intelligence corporelle-kinesthésique est l'une d'elles. Il s'agit de l'intelligence du mouvement. Les danseurs sont comme les athlètes ou les chirurgiens, ils sont corporels intelligents, ce qui signifie qu'ils ont plus de capacité à manipuler des objets et de grandes aptitudes à utiliser leur motricité. Ils peuvent mettre les choses ensemble, et même inventer, avec une grande facilité. En plus de la gestion efficace des objets, ils ont de meilleures capacités pour l'équilibre, la coordination, la vitesse, la force et la souplesse. Les grands danseurs sont souvent de grands athlètes. En outre, ils ont plus de facilité à transmettre leurs sentiments et pensées à l'aide de mouvements corporels, ainsi qu'à apprendre en imitant les actions d'une personne.

Bien choisir son cours de danse

Après avoir décidé du genre de danse à apprendre pour le loisir, il faut choisir l'endroit. Ce choix, très vaste dans certaines villes, peut se révéler être une jungle où les novices peuvent se perdre. Voici quelques éléments d'aide.

Il existe en gros trois cas : les professeurs travaillant dans une association (l'association est sans but lucratif, mais elle paie les professeurs), les professeurs travaillant indépendamment, et les professeurs salariés d'une école de danse. Il y a bien sûr également ceux qui travaillent au noir... Les associations sont en général (mais pas toujours) moins chères que les écoles possédant leurs propres locaux. En comparant les tarifs, n'oubliez pas qu'elles suspendent souvent les cours pendant les vacances scolaires, ce qui est moins le cas des écoles. Le marché est très soumis à la concurrence, et les danses dont les professeurs ne manquent pas, comme la salsa, ont tendance à être moins chères que le tango argentin, par exemple. Les prix à l'année varient de 150 à 300 € pour une heure par semaine, et parfois vous aurez une ristourne si vous prenez un deuxième cours de danse. Il peut y avoir des réductions pour les étudiants et les sans-emploi. Les cours débutent en principe en septembre ou octobre, mais il y a aussi dans certains endroits des sessions démarrant en janvier ou février. Les plus motivés qui ne souhaitent pas attendre peuvent éventuellement rejoindre une classe en cours d'année après quelques cours particuliers.

Les écoles sont-elles plus sérieuses ? On peut penser que les écoles sont plus soucieuses de recruter des professeurs reconnus pour leurs compétences. Elles demanderont parfois des diplômes. Mais les danses comme la salsa n'ont pas de diplôme, si bien que l'on retrouve de très mauvais professeurs dans les écoles comme de très bons : il n'y a pas de règle. Les écoles sont plus généralistes, vous y trouverez des professeurs enseignant une palette de danses, là où dans une association vous trouverez plus souvent un professeur n'enseignant que la danse dont il est passionné. On trouve ainsi d'excellents professeurs de tango argentin dans des associations, quand on peut tomber dans une école sur un qui ne s'est mis que récemment à cette danse afin de satisfaire la clientèle de l'école. Le cours d'essai vous permettra de vous faire un avis, même s'il n'est pas facile de différencier le bon du mauvais apprentissage quand on découvre une danse...

Un autre facteur qui peut influer sur le choix est le public : on préfère généralement être dans un cours de sa tranche d'âge. Certaines associations ont un public jeune, certaines écoles ont un public âgé et fidèle, ne désespérez pas si votre premier cours

Danser avec une débutante

Vous avez décidé de danser avec une débutante ? Bravo pour le sacrifice ! Mais comment gérer cette situation difficile ? Débutante mode d'emploi.

Vous ne pouvez pour rien au monde manquer ce magnifique morceau, malheureusement toutes les danseuses sont prises. Toutes ? Non, une débutante reste assise dans un coin. C'est l'occasion de faire votre B.A. de la soirée ! Souriez, même si vous devez vous forcer en pensant aux minutes qui vont suivre. Les débutantes ont peur et ont parfois le réflexe de dire « Non, désolée, je suis débutante ». Il faut alors insister un peu car leur non veut dire oui. Je dis bien un peu, pas trop, quitte à retenter plus tard dans la soirée quand elles se sentiront plus en confiance, sur un morceau simple et bien rythmé. Il y a à l'inverse celles qui invitent. En aucun cas refuser l'invitation. On n'est jamais trop bon pour danser avec une débutante.

Trouvez le plaisir dans la joie que vous faites à la débutante. Pour vous, ce n'est qu'une danse — qui sera vite oubliée —, mais pour elle, c'est une soirée réussie grâce à vous ! Les débutantes n'ont pas l'occasion à chaque soirée de danser avec un bon danseur, ni même parfois de danser tout court. Prenez cette danse comme relaxante et reposante car vous n'avez pas besoin de déballer votre technique pour passer pour un dieu, même en étant plus que moyen. C'est donc très bon pour l'égo quand on manque de confiance en soi.

Certaines sont tétanisées par la peur, perdent leurs moyens et même tremblent. Discuter avec la fille permet de faire tomber la pression. Vous pouvez lui demander ce qu'elle connait, le nombre de cours qu'elle a eu... C'est l'occasion de faire connaissance avec une nouvelle personne, ce qui est toujours appréciable. Discuter trop longtemps peut par contre la gêner à garder le rythme car elle n'est pas encore assez à l'aise pour faire deux choses en même temps.

Commencez avec des actions simples, le temps d'évaluer le niveau de la partenaire. Ne vous lancez pas dans des tours d'entrée de jeu. Ne faites que ce qu'elle connait et elle se décrispera petit à petit.

Gardez surtout le sourire. Il faut que la danse soit agréable pour les deux. Si l'un des deux semble passer un mauvais moment, l'autre n'attendra plus que la fin du morceau. Il est agréable de danser avec quelqu'un qui sourit, peu importe le niveau. Et le sourire étant communicatif, il faut sourire à la débutante et avoir l'air d'apprécier la danse quoi qu'on soit en train de penser.

Danser avec une débutante qui n'arrive pas à suivre plus de deux figures peut être très vite ennuyeux. Mais c'est aussi un bon exercice.

Pratiquez votre style. Sans trop en abuser non plus, car cela peut perturber la danseuse qui n'est pas encore habituée à se focaliser uniquement sur le guidage — vous pouvez lui donner l'impression d'aller plus vite que la musique. Avez-vous déjà vu des danseurs cubains se contenter du pas de base et d'une ou deux figures et pourtant être magiques à regarder ? Ils n'ont pas l'air de s'ennuyer. Le manque de figures est à compenser par le style.

Rendez votre guidage plus clair. À force, vos partenaires connaissent les figures et que vous fassiez la bonne impulsion ou non, ça marche. Une débutante est en terre inconnue. C'est l'occasion idéale de tester votre guidage. Il vous faut vous concentrer et vous rappeler les cours de vos débuts (faire un cercle parfait avec le bras, lancer l'impulsion un demi-temps avant, faire des appels bien visibles...), pour perdre vos défauts. On dit qu'une femme peut toujours suivre si le guidage est bon. C'est faux, car elle doit savoir suivre, et cela s'apprend. Mais à partir du moment où la danseuse commence à avoir une bonne connexion, cela devient vrai. Si bien que vous pouvez vérifier chacune de vos figures et repérer celles que vous devriez améliorer.

Il faut vous adapter à son niveau et non l'inverse ! Elle est déjà suffisamment impressionnée de danser avec un garçon qui est synchro avec la musique et qui tient sa main sans l'écraser ni comme un chamallow, pas la peine de divulguer dès maintenant vos 80 figures, gardez-les pour les danseuses blasées par des années de soirées. En voulant qu'elle reparte en se disant « Waw, j'ai fait plein de figures de pro », elle risque de se dire : « Je n'ai rien compris, je suis nulle ».

Faites en sorte qu'elle ait l'impression de savoir danser. Contentez-vous du pas de base et des quelques mouvements qu'elle a appris en cours. Vous pouvez ajouter peu à peu des figures simples, surtout si vous faites plusieurs danses, mais allez-y progressivement. Vouloir trop en faire peut partir d'un bon sentiment en voulant qu'elle ne s'ennuie pas. Mais une débutante ne s'ennuie pas aussi vite que vous. Elle est trop occupée à essayer de garder le rythme, à réfléchir aux pas, voire à supporter l'effort physique, qu'elle n'a pas le temps de se dire qu'elle aimerait plus d'imagination de votre part. Souvenez-vous de vos débuts, et du nombre de danses qui ont été nécessaires rien pour que les mouvements de base deviennent des automatismes. En en faisant peut, elle repartira en disant à ses copines « Avez lui, j'arrive à danser ».

On va en soirée pour s'amuser, pas pour suivre un cours. Si la débutante ne vous demande pas de lui expliquer quelque chose, ne le faites pas. N'arrêtez pas la danse lorsque quelque chose n'a pas marché, enchaînez l'air de rien, comme vous le feriez avec une danseuse confirmée. Une fille apprend beaucoup par la pratique, le simple fait de passer plusieurs minutes à se concentrer pour avoir une bonne connexion est un exercice suffisant. Si vous êtes un bon danseur, vous savez adapter votre guidage pour qu'elle réagisse correctement et se corrige. On dit souvent que c'est toujours la faute du danseur lorsqu'il y a un souci. Même si ça ne l'est pas, il faut avoir la modestie de le penser. Ne jamais avoir l'air condescendant.

Il faut en permanence renouveler son groupe de danseuses car certaines disparaissent des soirées avec le temps. Certaines débutantes persévèrent et deviennent très bonnes, surtout en s'étant habituées à votre guidage au lieu de prendre de mauvais réflexes avec d'autres. En étant parmi un des premiers à les avoir invitées, à les avoir aidées et motivées, vous aurez une place particulière qui vous vaudra d'avoir une certaine priorité pour danser régulièrement avec elles. Ce sacrifice apparent de quelques morceaux est donc profitable sur le long terme.

15 conseils pour être un bon danseur

Lorsque qu'un danseur commence à devenir expérimenté, deux résultats sont possibles : soit il réduit au minimum ses efforts en se dépouillant de tout mouvement, déplacement et style inutiles, soit il bouge davantage en ajoutant son propre style. Il y a par exemple en salsa une tendance à "faire le vieux". Dans ce cas, l'homme a un rôle statique dans la danse, tandis que la femme effectue tout le travail. Chaque fois que je vois cela, je suis tenté de trouver que l'homme est complètement exclu de la danse. Il semble n'avoir d'autre objectif apparent que de rendre la femme plus intéressante que lui. La situation est pire dans le swing où il n'y a pas travail de jambes prescrit, si bien que, si le danseur fait le minimum requis pour mener la danse, il ne fait rien. Les hommes font-il cela par paresse, ennui ou prétention ? Ce doit certainement être par ennui.

Le jeu du danseur devrait être égal dans l'interprétation. Il devrait y contribuer pour la rendre plus intéressante. Les meilleurs danseurs bougent. Ce qui les rend intéressant à regarder est la passion et l'énergie mises dans leurs mouvements, complètement à l'opposé du style minimaliste.

S'il est souhaitable que la femme suive sans hésiter, alors il est deux fois plus important pour l'homme de mener de manière sûre. Il dirige, après tout, ce qui se passe sur la piste de danse. Un manque de confiance se reflétera dans le guidage et perturbera le suivi de la danseuse qui hésitera sur ce qui lui est demandé. En résumé, les bons danseurs ont confiance en eux (mais pas au point d'être prétentieux !).

Un guidage mal exécuté peut être confondu avec un autre. Je pense que les tours causent la plupart des confusions. Un tour mal guidé peut ne pas être compris par la danseuse comme étant un tour. Pour que le danseur ait l'air d'être bon, il faut que la danseuse suive bien, et cela ne se produira que si elle sait ce qui lui est demandé à tout moment. Un bon meneur veille à ce qu'il en soit ainsi. Il faut commencer le guidage du mouvement aussi tôt que possible, et le terminer au bon moment. Cela donne à la danseuse l'opportunité d'être mieux préparée et de rendre la danse plus fluide et naturelle.

Si vous menez la danse, vous devez savoir ce que chaque mouvement entraîne. Plus que ça, vous devez savoir chaque mouvement que fera votre partenaire, où ses pieds seront placés, quel est son pied en appui. Si vous le savez, alors vous êtes prêt pour l'étape suivante, quelle qu'elle soit. Vous ne devriez pas avoir besoin de regarder les pieds de votre partenaire pour obtenir ces informations ! Si vous savez où votre partenaire devrait être placée et qu'elle n'y est pas, c'est une occasion d'améliorer sa danse et la vôtre.

Quand vous dansez avec quelqu'un qui ne connaît pas vos figures ou mouvements, il est nécessaire de faire des compromis même si cela limitera probablement l'ensemble de la danse que vous auriez aimée mener. La seule alternative est de cesser de danser lorsqu'un guidage échoue et d'expliquer à votre partenaire ce qu'il était prévu qu'elle fasse. Or, beaucoup de personnes n'auront pas l'envie (ou la capacité) de transformer la danse en cours. La restriction des mouvements est de loin la plus facile et diplomate des options. Il est étonnant de voir combien d'hommes intransigeants sont sur les pistes de danse.

C'est un péché capital en danse d'ignorer le temps et de danser sur un autre. En salsa, vous ne pouvez commencer que sur le un ou le deux, tout autre temps est mal vu. Pire encore que de danser sur le mauvais temps, c'est de ne pas danser sur un temps en particulier. Peu importe comment sont vos mouvements, ils auront toujours l'air mauvais. En rock, vous pouvez commencer sur n'importe quel temps, mais chaque mouvement doit toujours être exécuté dans le temps imparti à celui-ci.

La différence entre un excellent et un bon danseur se joue à quelques millisecondes. En salsa, les danseurs dansent tard, mais exécutent leurs mouvements rapidement. En salsa ou en rock, un mouvement qui est exécuté trop tôt semble précipité, comme si les deux partenaires avaient un bus à prendre.

Je pense qu'il est important de comprendre que chaque mouvement a différentes phases, chacune avec une vitesse différente. Un tour par exemple est presque toujours rapide, mais son guidage au début est plus lent et plus réfléchi. Un excellent danseur joue avec les temps de chaque mouvement, trouve ce qui rend le mouvement meilleur, et puis s'en tient à cela. La maîtrise des temps est peut-être le facteur de plus déterminant de la qualité d'une personne qui danse.

Le danseur détermine la distance entre sa partenaire et lui. Certains mouvements nécessitent que les deux partenaires soient proches, d'autres qu'il y ait une grande distance entre eux tout en restant gérable. Un bon danseur sait quelle détente est nécessaire pour tirer et repousser sa partenaire. On peut parfois dire que ça échoue parce que le danseur et peut-être la danseuse arrivent à peine à s'atteindre et se courbent.

Les meilleurs danseurs gardent le dos droit. La seule exception à cette règle est quand un mouvement exige de courber le dos. Avoir le dos droit fait bien mieux. Je fais 1m77 et la seule fois où je courbe le dos en soirée, c'est quand je mets mes chaussures de danse. Plier le dos signifie souvent que vous êtes trop loin de votre partenaire, ou avez des difficultés avec votre partenaire pour une quelconque raison.

Certains mouvements sont plus complexes et exigeants que d'autres, mais peu importe, le danseur et la danseuse doivent finir chaque mouvement en laissant suffisamment de temps pour le guidage suivant, ou il deviendra précipité.

Comparez un couple en danse qui ne se regarde jamais avec un qui le fait. Ce dernier a l'air tellement plus intéressant. Je comprends que cela peut être difficile mais c'est tellement mieux. Si vous parvenez à sourire en même temps, alors c'est encore meilleur.

Si les choses tournent mal sur la piste, et pensez que ce n'est pas de votre faute, alors vous devriez essayer d'aller à la source du problème avec le maximum de tact. C'est toujours préférable si vous découvrez après que le problème venait de vous. Je dis toujours que si quelque chose ne va pas, c'est de la faute du danseur. C'est cruel mais souvent vrai, vous êtes celui qui mène, après tout.

Par "improvisez", je veux dire modifiez une figure (peut-être subtilement) d'une manière à la rendre plus fluide ou intéressante. On pourrait appeler ça faire du style. Ça peut être enseigné dans un stage en voyant tout le monde faire exactement le même style (ennuyeux...) ou vous pouvez être courageux et tenter quelque chose. Ceci demande de la confiance et de l'imagination, mais le résultat est vraiment bien. Les meilleurs danseurs arrivent même à rendre les plus simples figures les plus intéressantes.

Comme la plupart des choses bien faites, il est nécessaire de mettre de son cœur dans la danse pour en tirer le meilleur parti. Si vous sentez la musique, sentez la danse et vous laissez entraîner, alors ce sera toujours mieux. Les hommes semblent avoir plus de problème avec ça que les femmes. Est-ce honteux pour un homme d'aimer vraiment danser ?

Les hommes font souvent l'erreur de penser que plus de figures ils font, mieux c'est, mais ce n'est pas nécessairement le cas. Certaines figures qui vous ont été enseignées vont sembler artificielles, et certaines ne vous iront pas. D'autres vont mieux fonctionner, et seront plus amusantes. Je pense qu'il est bon de savoir ce qui marche le mieux et de laisser tomber le reste. J'admets que parfois il est possible d'adapter une figure pour que ça fonctionne, et c'est toujours gratifiant, mais je tiens à souligner que la danse n'est pas juste une question de figures

Ce que les danseuses détestent

Voici 10 choses que les danseuses n'aiment pas en soirée. Et elles ont bien raison.

Malgré l'odeur, la danseuse doit tenir jusqu'à la fin de la danse, détournant la tête en essayant de respirer de l'air venu d'ailleurs afin de ne pas suffoquer... Les hommes et les femmes sont inégaux : les hommes transpirent davantage et la transpiration accroit les mauvaises odeurs. Mais les danseuses transpirent quand même, alors comment se fait-il qu'elles sentent rarement mauvais ? Eh bien messieurs, juste avant de venir en soirée, prenez une douche, appliquez du déodorant, du parfum, brossez-vous les dents et mettez des vêtements propres ! Si vous ne pouvez vous empêcher de faire des pauses pour sécher, amenez une chemise ou un tee-shirt de rechange.

Rentrer chez soi avec les bras en compote, c'est ce que vivent les danseuses passées entre les mains de celui qui se croit en soirée encore dans son club de sport à devoir tirer sur des appareils de musculation. Ce danseur-là n'a rien compris au guidage. Un guidage doit être doux et les impulsions seulement à certains moments précis de la figure. On ne doit pas "mouliner". Les professeurs devraient tous insister sur cela et danser avec leurs élèves pour vérifier qu'ils ne deviennent pas des bourrins. La danseuse préfère un guidage léger à un guidage trop ferme : il lui faut tenir toute la soirée et n'a pas de bras de rechange comme pour les chaussures.

Elle pensait que la danse la mettrait dans les bras d'un Patrick Swayze et elle se retrouve enlacée par un quasimodo dont elle sent la respiration dans l'oreille et les gouttes de sueur sur son visage...

Zoukeurs, kizombeurs, bachateros... : ce n'est pas parce que la danse est sensuelle et proche que vous pouvez dépasser les limites. La danseuse a juste accepté votre invitation comme elle l'aurait fait avec n'importe qui. Coller votre visage au sien ne vous rendra pas tout d'un coup beau et attirant à ses yeux, c'est peine perdue. Aussi, la main doit se placer sous les omoplates, pas sur les fesses ni même en bas du dos. De la bouche d'une danseuse : « En soirée, ce n'est souvent pas ceux qui nous collent qu'on aimerait coller ».

Alors que celui-ci est dans une poche arrière. Pour être clair, le rapprochement a provoqué un déclenchement mécanique d'une réaction masculine incontrôlable. À moins de danser avec son amoureux, c'est très... gênant. Hommes concernés, portez un sous-vêtement serré tel qu'un boxer plutôt qu'un caleçon car cela permet de rendre l'érection plus discrète, et passez dans une position plus éloignée. Mais il n'y a pas de véritable solution. La danseuse fera mine de rien, mais racontera tout à ses copines.

À la différence du danseur qui, lui, choisit le rythme qui lui convient, la danseuse n'a pas le choix et doit se caler sur celui de son partenaire même s'il est en complet décalage avec la musique. Elle peut être indulgente avec les débutants, essayer de forcer le rythme pour que le partenaire comprenne... mais la danse n'aura été qu'un long supplice.

Pour une fois qu'elle avait décidé de délaisser le jeans et le haut noir pour une petite robe ou un top sexy et original — il faut dire que c'est LA soirée, celle du congrès salsa annuel, pas juste le bar du jeudi soir... Que voit-elle ? Que pense-t-elle que voit tout le monde surtout ? Une autre danseuse qui a exactement la même tenue ! Cette misérable #*!?* sera responsable, involontairement mais peu importe, de remarques du genre « Vous êtes copines ? » et de la gêne que partageront toutes deux, essayant chacune d'être toujours loin de l'autre dans la salle pour que les gens ne réalisent pas...

Il ne regarde pas la danseuse. Il se regarde danser. Il est là pour montrer au public et à sa partenaire comme il est bon. La vedette, c'est lui, sa partenaire n'est qu'un faire-valoir. Malgré une grande technique, il n'y a aucun échange, pas de complicité. La femme veut qu'on la regarde, le contact visuel est très important en danse comme en amour.

On a l'impression que ce danseur préfèrerait être ailleurs ou surtout, danser avec quelqu'un d'autre. La danseuse est très sensible aux sourires. Au moins, il ne faut pas avoir l'air de s'ennuyer avec elle. Et comme précédemment, les échanges de regards, même furtifs, sont très importants.

Malgré un premier refus, puis un deuxième plus clair, puis un troisième plus ferme, il revient à la charge continuellement afin d'essayer de convaincre d'accepter son invitation à danser. Le lourd. Souvent, ce n'est même pas un vrai danseur. Son cirque devant tout le monde devient tellement gênant que la danseuse finit par accepter.

Le pire pour la fin : attendre sans sans être invitée. La danseuse ne veut pas danser avec n'importe qui, elle se réserve le droit d'esquiver l'invitation s'il est trop débutant, trop moche, pas en rythme, trop collant, trop ceci ou pas assez cela, mais elle ne veut surtout pas se retrouver sans partenaire.

Comment se faire inviter à danser

Voici quelques conseils aux danseuses afin d'être plus souvent invitées, mais qui peuvent s'appliquer aussi aux hommes.

Dites bonsoir aux danseurs devant lesquels vous passez, même si vous ne les connaissez pas. Un simple geste peut suffir. Cela vous rend immédiatement approchable. Trop de gens ne le font pas par timidité alors qu'une simple salutation peut déclencher une invitation à danser.

Tentez de capter le regard d'un danseur. Ne soyez pas insistante, il ne s'agit de pas de le fixer telle une désespérée. Regardez-le pendant le changement de partenaire mais également pendant qu'il danse. Si les regards se croisent, il pensera que vous aimez le regarder danser et en déduira que vous aimeriez donc danser avec lui.

Danseuse assise = forte probabilité de râteau. Parcourez le bord de la piste, lentement, en passant près des danseurs. Si vous restez assise, on peut penser que vous faites une pause, que vous êtes juste venue regarder ou, qu'en tout cas, vous n'avez pas envie de danser dans l'immédiat. Vous pouvez même faire le pas de base en attendant. Les danseurs inviteront en priorité les danseuses qui semblent prêtes à se lancer.

Restez au bord de la piste de danse. Ne traînez pas trop longtemps au bar ou dans n'importe quel coin éloigné. Vous n'y trouverez là-bas que des hommes qui ne sont pas en train de chercher une partenaire.

Après une danse, les danseurs se dirigent vers certaines zones. Allez dans les coins où vont les danseurs. Cela peut être entre le bar et la piste, près de l'entrée ou ailleurs, tout dépend du lieu. Essayez de vous mêler aux habitués.

Rangez votre smartphone : consulter Facebook en attendant d'être invitée va au contraire vous empêcher de l'être. Ne gardez pas non plus un verre à la main. Ne croisez pas les bras. Ne discutez pas continuellement avec quelqu'un. Tout cela peut donner l'impression qu'on risque de vous déranger et donc de subir un refus. Et bien sûr, gardez le sourire.

Portez une tenue séduisante, mais pratique pour la danse. Ne portez pas trop de bijoux (bracelet, collier, montre...) car les danseurs savent qu'ils peuvent se blesser, un doigt pouvant s'accrocher quelque part. Les trop longues jupes ou robes peuvent également gêner les mouvements, par exemple en bachata. Ayez des chaussures qui vous donnent un look de danseuse. Ne gardez pas de gilet ou de seconde épaisseur de vêtement. Il faut que vous donniez l'impression d'être là pour danser et non par curiosité.

Le meilleur moyen de danser avec un homme est encore de lui dire que vous voulez danser avec lui. En général, peu de femmes ont ce courage. Mais les hommes aiment être invités, le temps où cela était mal vu est révolu. Vous risquez au pire un « Peut-être plus tard ». Des danseurs ne vous invitent pas parce qu'ils sont timides ou imaginent que vous ne voulez pas danser avec eux, les inviter une première fois est donc la solution. Ensuite, ils vont inviteront à leur tour.

Ou faites-le discrètement. En effet, voir une danseuse refuser une danse la rend beaucoup plus inaccessible. Elle semble difficile, et les danseurs ayant le moins de confiance en eux ne se risqueront pas à l'inviter, tant la récidive d'un râteau leur semble probable.

Gardez contact avec les danseurs afin qu'ils vont informent de leurs prochaines soirées. Essayez de rejoindre le groupe des habitués, ce qui vous permettra d'être présentée à de nouvelles personnes. Les danseurs invitent beaucoup plus les danseuses qu'ils connaissent, alors faites-vous connaître en sortant régulièrement aux mêmes endroits.